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Prise en flagrant délit de honte.

J'ai mal au cœur. Une pression dans la tête. Comme à chaque fois où je m'apprête à plonger encore plus profond au cœur de ma vérité... J'ai peur. Peur que ce soit cette goutte de trop de partage. Peur que tu ne saisisses pas l'intention derrière mes mots. Peur d'être incomprise. Peur d'être rejetée. Peur de ne plus être aimée.



22 mars 16h06


Je reviens d'une marche. Mes jambes. Mon corps. Tout fonctionne. D'une gratitude hors nom j'étais envahie. D'être ici. En vie. En santé. Simplement. J'apprends constamment. La vie est ma meilleure prof. Il y a quelques heures à peine... J'ai eu peur. Très peur. J'ai cru au pire. Car je suis bonne pour ça, moi... Imaginer le pire. (Heureusement que j'ai des p'tits trucs pour me ramener dans l’ici et maintenant parce que my god qu'il est fertile en imagination ce cerveau-là).


Il y a quelques heures, j'étais assise sur une civière... À attendre. Attendre de savoir ce qui s'était passé avec mon corps. J'te ramène à dimanche soir... 19 mars. Ça fait quelque jour que j'ai mal à la tête. Rien d'alarmant pour une fille qui faisait des migraines à profusion. Je me dis que c'est la fatigue. Que je vis un brin plus de stress dû aux nouveaux projets en cours, à l'équipe qui grandit, à la clientèle qui s'expand. Je rationalise. Je me rassure en même temps. Dans l'après-midi, je parle à ma famille. Je m'ouvre sur cette pression que je ressens à l'occasion... Sur l'effet que ça fait de désormais assumer que ma "job" c'est dans le domaine du "bien-être". Que bien que l'une de mes plus grandes motivations soit d'être vraies et d'autoriser les femmes à l'être encore plus ... Je me le suis fait reprocher. J'ai reçu des reproches quant à mon authenticité et mes parts de "faiblesse". J'ai reçu des critiques que j'avais eues moins "d'énergie" tel ou telle fois. J'ai eu mal de ces critiques. Et quand j'ai mal. Je tente de me protéger... Par mon syndrome de la perfectionniste. Je tente de camoufler. De montrer ce qui est beau. La lumière. Je fais tout pour être aimée, jusqu'à piler sur certaines limites.

It's ok. J'apprends. J'ai lu quelque part que si on ne dépasse pas nos limites quelques fois... Nous ne saurons jamais où elles sont. Et ça a résonné. Avec de nouveaux objectifs, de nouvelles valeurs dans le cœur, je vibre autrement, j'expérimente de nouvelles limites, certaines choses que j'acceptais avant, je ne les accepte plus. Je ressors le cœur plus léger de chez mes parents, des pistes de solutions en vue... L'intention de me permettre d'être encore plus moi, dans cette énergie intense, tout comme dans mon énergie plus douce et de repos. Je pense que tout est beau. Le mal de tête se dissipe peu à peu, mais la fatigue demeure. Je me mets au lit plus tôt qu'à l'habitude. Mon chum entre dans la chambre ... Je vois de la lumière. (Bon, il a beau être électricien... Ce n'est pas une raison de m'aveugler de la sorte 🤣). Je vois à peine. Ma tête fait de plus en plus mal. Je tente de parler et mon discours est flou. Rien de clair. Je commande des phrases à ma tête et elles sortent de ma bouche de manière confuse. Mon chum croit à une blague. Mon p'tit canard intérieur se fait aller. Je patauge dans ma peur. Je me rationalise. Je ne veux pas y aller d'une drama-queen... Mais en moi, la panique prend place. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce normal ? J'ai mal au bras, à la jambe. Je ne sens plus mon côté droit. De toute ma concentration, je finis par choisir de taire ma douleur et de m'endormir. Avec tout le p'tit change d'énergie qu'il me reste... Je prononce une dernière phrase pour annoncer à Gab que j'irais me coucher. Fin. Je dors. Ça reste ainsi.

Lundi arrive. Le mal de tête persiste. Je n'en parle pas. Je pense que je fabule. Je ne veux pas m'admettre que "je ne me sens pas bien". Je suis en pleine semaine de Challenge. Je ne peux pas "mal aller". C'est impossible. Je ne peux pas. Mon chum revient du travail... Il me lance un : "Là faut qu'on parle" (T'sais la phrase rassurante). "Là hier ... Tu niaisais où vraiment, ça n’allait pas ?" Moi d'un ton piteux : "J'te jure Gab, c'est l'une des choses les plus étranges que j'ai jamais vécu, j'avais l'impression d'avoir perdu les commandes de mon cerveau, en plus j'ai eu mal à la tête toute la journée".


Il décide de jouer à DR. GOOGLE... Et Dieu sait que ce n’est pas rassurant de faire ça. Il cherche, il lit sur les A.I.T. (qui est un mini AVC) ... J'ai tous les symptômes. Et sur ce qu'on lit, c'est qu'il y a de fortes chances de récidives dans les 24 à 48 h suivantes. On en vient au consensus : Direction hôpital.


On attend... On vient qu'à perdre patiente, à se dire qu'on a over-react, qu'on a agi sur le coup de la peur, qu'on devrait retourner à la maison ... Au moment où on se lève. Mon nom est appelé. On voit l'infirmier qui nous dit qu'on a un bon bout d'attente devant nous. Je suis déchirée. Entre mon envie de savoir ce que c'était et l'impatiente d'attendre jumelé à la rationalisation. Je ne sais pas quoi faire. Je suis brûlée. Gab aussi (il avait à moitié dormi d'inquiétude face à moi). C'est là qu'un ange apparaît.

La personne comprend qu'on habite tout prêt et nous propose de retourner à la maison dormir et qu'elle nous appellera lorsque mon nom sera appelé. Wow.


On accepte, en se disant que si j'ai à être vue et à voir ce qu'il y a, tout fonctionnera. La personne nous appelle. Je reviens à l'hôpital, mon chum retourne à la maison. On me prend en charge tout de suite. Je finis par être transférée dans une petite chambre. Jaquette d'hôpital, tit bracelet, le gros kit. Je suis rassurée et à la fois HONTEUSE. Je me sens mal. J'ai honte. Je suis seule à attendre les prochaines étapes, assise sur ma civière... La panique me prend. Et les questions se bousculent dans ma tête : "Comment se fait-il que tu enseignes à tes clientes un mode de vie sain et que tu te ramasses ici à l'hôpital ? Qu'est-ce que tu as fait ? Qu'est-ce que tu n'as pas fait ? Voyons, tu es en pleine semaine de connexion avec ta communauté, tu peux pas mal aller .... "



Et ça continue. Ça se pitche de tout bord tout côté dans ma tête. Ça me fait mal. Je me fais mal. Je ne sais pas de quelle force c'est venu, mais une voix en moi m'a dit : "Que peux-tu faire ? Et ma réponse a été : être ici et maintenant. Te créer de l'espace et vivre ce que tu as à vivre".


INSTANTANNÉMENT, la panique est disparue.







Prendre cette décision intérieure : de vivre ce que j'avais à vivre, d'être dans le ici et maintenant et CHOISIR l'attitude avec laquelle j'allais percevoir les prochaines heures. INSTANTANNÉMENT, la panique s'est envolée.

J'ai choisi de focusser sur la gratitude d'accéder à un système de santé gratuit et bienveillant, plutôt que d'observer ses failles. J'ai choisi de focusser sur ce que je pouvais être et faire assise avec moi, plutôt que de penser aux rendez-vous que j'ai dû reporter. J'ai choisis de rire avec le personnel, plutôt que de pleurer. J'ai choisi de focusser sur ce qui allait bien dans mon corps, plutôt que sur ma tête et ses potentiels maux. J'ai choisi de focusser sur les visites que mon chum m'a faites, plutôt que sur les moments où ils n'étaient pas avec moi. (Il est venu me voir à 3 reprises dans la journée pour m'apporter un déjeuner, un dîner et un souper) J'ai choisi de focusser sur les gens qui m'ont écrit, plutôt que sur ceux qui ne l'ont pas fait, car à quoi bon ??? Et surtout, j'ai choisi de transcender ma honte vers la bienveillance à mon égard.

Quelques tests, un scan et une consultation en neurologie plus tard, je ressors de l'hôpital le cœur léger : Je suis en santé. Tout est beau. Mon cerveau a glissé momentanément vers la culpabilité. "Tu as dérangé tout ce monde-là pour rien" me disais-je. Je me suis rappelé les mots du neuro : "Vous avez BIEN fait". Bien fait d'écouter mon corps. Bien fait d'aller se rassurer plutôt que de rester dans le doute. Bien fait d'aller demander de l'aide. Bien fait d'avoir créé de l'espace dans mon horaire pour observer les messages de mon corps. Bien fait d'avoir pris le temps. Parce que oui, c'aurait pu être plus grave. En regardant mon bagage de santé, le neuro a confirmé que j'étais plus à risque qu'une autre femme de mon âge de faire ce genre d'accident. La santé est précieuse. Mon corps est précieux. J'ai pris le temps de le questionner. De le comprendre. De comprendre qu'il a besoin que je sois encore plus vrai. Que je laisse tomber la pression que je me mets "D'ALLER BIEN"... parce que je travaille dans le domaine du "bien-être". J'ai compris que le mot bien-être vibrait moins avec moi... Pour faire la place au terme MIEUX-ÊTRE.


J'ai envie d'être mieux chaque jour. Avec moi. Dans mon corps. Dans mes relations. Dans ma carrière. Dans mon couple. Je n'ai pas envie que ce soit bien. Que ce soit parfait. Que ce soit idéal. Simplement envie de progresser à chaque instant. J'ai envie de vivre ces miracles encore plus souvent : transcender mes émotions.


J'ai envie d'agrandir cette communauté de femmes qui ensemble s'engage à être mieux avec elles et les autres. Envie que ces femmes ressentent l'amour que j'ai ressenti au cours des 24h dernières heures. Le support. L'amour. Les synchronicités. Les cadeaux. Je suis chanceuse. Je me sens choyée. D'être en vie. De me donner les outils d'aller mieux. Ce qui me fait le plus sourire, c'est à quel point lorsque je crée un coaching, un défi, une master class ... Ma vie met aux défis mes enseignements. Ah oui Justine ... Tu souhaites parler de croyances limitantes ? Quelles sont TES CROYANCES à toi que tu n'as pas encore dépoussiéré ? Certainement celle de devoir être TOUJOURS en santé pour en parler.


Et quelques autres, qui mériteront d'être explorés ! Et si le but, c'était de jouer, d'apprendre toutes ensemble ?


De faire du ménage à chaque instant, dans notre cœur, notre tête, notre environnement, nos relations et relâcher la pression sur ce qui devrait être ou ne pas être... ? J'ai envie de jouer ... Encore plus. De relâcher cette pression. D'honorer mon corps en vie et en santé. De lui tenir la main. De lui dire je t'aime et merci aussi souvent que possible. Si tu as envie de jouer à "faire du ménage" dans la vérité ... Je t'invite à nous rejoindre en cliquant ici ! Je te remercie de m'avoir lu et j'espère que cette petite incursion dans mon dernier 24 h de vie t'aura fait voir la puissance de transcender nos émotions ! Je t'aime xx et je te dis à bientôt !



Ton amie, ta coach imparfaite, ta Partner vers une vie plus N.O.U.-Rie Justine xxx


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Photo de Karianne Boulanger (KB PHOTOGRAPHE)


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